Grâce à des dons et à des ventes qui ont porté sur des collections (dessins, tapisseries) considérées comme périphériques par rapport au cœur de la bibliothèque (les œuvres de l’esprit humain transmises par l’écrit, notamment par le livre), une politique d’acquisitions a pu être envisagée autour des principes suivants : s’en tenir à des auteurs et à des textes majeurs dans l’histoire des civilisations, choisir dans chaque cas ce qui est le plus représentatif, en comblant certaines lacunes (littératures d’expression française et anglaise du XXe siècle), mais aussi renforcer des points forts (comme la série des autographes allemands) et, dans certains cas, acquérir l’œuvre complète d’un auteur (par ex. Michaux).D’où les achats de surréalistes, de Cendrars, de l’ensemble des plaquettes poétiques et des ouvrages de Michaux, de la correspondance de Rilke et de Baladine, avec poèmes autographes, éditions originales, photographies et aquarelles, des premières épreuves corrigées de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, du tapuscrit et des épreuves d’une nouvelle de Henry James (The Jolly Corner), de manuscrits autographes de Jean Genet (Pour un funambule) et de Jorge Luis Borges (El Sur), mais aussi de documents autographes concernant la littérature scientifique et de partitions musicales (notamment un mouvement de quatuor inédit de Beethoven, un oratorio de Paul Hindemith et un concerto pour violoncelle et orchestre de Frank Martin).