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Incunables

Les impressions réalisées de 1450 à 1500 sont appelées incunables (du latin incunabulum, « berceau »). Venise, avec ses 4000 éditions publiées jusqu’en 1500, fut l’un des principaux centres typographiques européens.

Après 1520-1525, le livre tend à s’affranchir de sa présentation médiévale dans les incunables : aération de la page, hiérarchisation des textes (grâce à des caractères différents), ponctuation pour la lecture, nouveaux caractères à valeur phonétiques (accents toniques, cédilles, trémas, apostrophes), nouvelle structure du livre avec page de titre (de plus en plus décorée et portant la marque du libraire), pièces liminaires, titre courant en haut de chaque page, pagination en chiffres arabes, table des matières).

De la Renaissance et de la Réforme jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, l’imprimerie fait coexister l’érudition, la traduction d’œuvres anciennes, la composition d’ouvrages nouveaux et la création de caractères. Les Estienne en France, puis réfugiés à Genève, Plantin à Anvers  et les Elzévir dans la Hollande protestante (à Leyde) en sont l’illustration.

Les plus anciens manuscrits qui ont transmis les œuvres de l’Antiquité romaine étaient écrits en minuscules carolines. Les Humanistes qui les redécouvrirent au XVIe siècle crurent à leur ancienneté et leur donnèrent le nom de caractères romains. Dès la seconde moitié du XVe siècle, le type romain fut gravé dans l’imprimerie du couvent de Subiaco, près de Rome, par des élèves de Schöffer, compagnon de Gutenberg.


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Fondation Martin Bodmer