C.I.C.R.
Missions effectuées par Martin Bodmer pour le C.I.C.R. :

Décembre 1940, Berlin (Allemagne) ; octobre 1945, Londres (Grande-Bretagne) ; juin 1952, Bonn (RFA) ; mai 1954, Washington (Etats-Unis) ; mai 1956, Ragaz (Suisse) ; juin 1957, Zurich (Suisse) ; octobre-novembre 1957, New Dehli (Inde) ; novembre-décembre 1957, Thaïlande, Népal, Nouvelle Zélande, Australie ; septembre 1958, Arolsen (RFA) ; juin 1959, Bonn ; juillet 1959, Berne (Suisse) ; septembre 1959, Athènes (Grèce) ; février 1960, Vienne (Autriche) ; juin 1960, Karlsruhe (RFA) ; février 1961, Londres ; octobre 1961, Tunis (Tunisie) ; août 1962, Dublin (République d’Irlande) ; mai 1963, Londres ; mai 1964, Bruxelles (Belgique).

Martin Bodmer prêta son concours à l’organisation de l’Exposition internationale de la Croix-Rouge en 1963, dont il présida une des principales commissions. En 1971, Marcel Naville, président du C.I.C.R, rendit cet hommage à sa mémoire :

« Les mêmes raisons profondes qui ont fait de lui un homme conscient de l’importance essentielle de la culture, et de son véhicule le plus précieux qui est le livre, ces mêmes raisons lui ont inspiré une idée généreuse et nouvelle pour l’époque, une idée dont aujourd’hui encore une multitude d’hommes à travers le monde lui est redevable : celle des « secours intellectuels » aux prisonniers de guerre.

Il s’agissait d’apporter, à tant d’hommes plongés dans une inactivité forcée, un dérivatif aux misères de la captivité, et de permettre aux plus jeunes de poursuivre des études brusquement interrompues. Le Service que Martin Bodmer dirigea, distribua dans les camps près d’un million et demi de livres. On envoyait aussi du matériel d’enseignement et de laboratoire, des objets de culte aux aumôniers, des jeux intellectuels ou sportifs.

Cette action, qui fait désormais partie intégrante de toute intervention de la Croix-Rouge en faveur des prisonniers de guerre, des internés civils et des détenus politiques, a pris naissance grâce à Martin Bodmer et a sauvé de la démoralisation, du désespoir ou de l’ignorance des milliers de victimes de la captivité. »